Primaire à gauche : quand Cambadélis raillait le trop-plein de candidats à droite…

“C’est une équipe de foot, ce n’est plus une primaire !” se moquait le premier secrétaire du PS au début de l’année. Mais au vu de l’afflux de prétendants à la primaire de la gauche, ceux-ci pourront bientôt former une équipe de rugby…

A chaque jour son nouveau candidat à la primaire de la Belle Alliance populaire (BAP) ! Après Bastien Faudot, candidat du parti chevènementiste MRC, qui souhaite désormais concourir au scrutin organisé fin janvier par le PS pour désigner son champion à la présidentielle, c’est Vincent Peillon qui pourrait se lancer, selon un bruit que font courir certains de ses proches ce mercredi 7 décembre. L’ancien ministre de l’Education nationale deviendrait ainsi le dixième candidat à la primaire de la gauche. Oui, parce qu’ils sont déjà nombreux parmi les candidats déclarés, entre Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche ou encore Pierre Larrouturou. Tous ont jusqu’au 15 décembre pour réunir les parrainages nécessaires pour participer au scrutin. Viennent s’ajouter à cette liste François de Rugy, du parti Ecologistes !, et Jean-Luc Bennahmias, du Front démocrate, dispensés de parrainages en tant que candidats membres de partis associés à la BAP. Et c’est sans compter Sylvia Pinel, candidate à la présidentielle au nom du Parti radical de gauche, qui s’interroge désormais sur l’opportunité d’aller elle aussi à la primaire…

“Ils vont bientôt être dix, si ce n’est onze”

N’est-ce pas un peu beaucoup ? « Notre système est malade. Tant de candidats à des primaires et à administrer le pays, alors que la plupart savent qu’ils n’ont aucune chance, c’est qu’il y a quelque chose qui va mal. » La phrase n’est pas de nous mais de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS et inventeur de la Belle Alliance populaire. Mais il est vrai qu’elle a été prononcée le 15 février 2016, sur France Info… à propos de la primaire de la droite ! A l’époque, le patron du PS raillait l’afflux de candidats au scrutin organisé par Les Républicains : « Ils sont sept, ils vont bientôt être dix, si ce n’est onze. C’est une équipe de foot, ce n’est plus une primaire ! »

Savoureux lorsqu’on sait qu’aujourd’hui, les candidats à la primaire socialistes vont eux aussi « bientôt être dix, si ce n’est onze ». Et visiblement, ce n’est pas encore assez pour Jean-Christophe Cambadélis, puisque le premier secrétaire du PS multiplie les appels à Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron pour qu’ils participent eux aussi au scrutin…

Il a besoin de joueurs sur le banc des remplaçants ?

 

>> PASSION ARCHIVES – Ce que disait Jean-Christophe Cambadélis le 15 février :

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