François Hollande, cette "espèce de vide" selon Anne Hidalgo

Et si c’était elle ? « Marianne » en kiosques cette semaine se penche sur le cas Hidalgo. Elle prétend ne pas y penser mais sa candidature à l’Elysée devient crédible. Parallèlement, elle prend ses distances avec Hollande et Valls sur de nombreux sujets et ne manie plus la langue de bois. La preuve en quelques extraits.

« Je ne suis pas candidate en 2017« , fait-elle bien sûr valoir, prudente, quand on l’interroge sur son avenir. Elle vient pourtant, en guise d’apéritif, sans même lever le cil ni hausser le ton de la voix, d’étriller l’actuel président de la République : « Face à une espèce de vide, on est dans une situation compliquée à gauche. »

Hollande, « une espèce de vide » ? On tend l’oreille : « Il y a beaucoup de choses à reconstruire, poursuit-elle. L’espoir qu’il y a eu en 2012 est déçu, bien évidemment. La façon dont les projets portés se sont enlisés, des projets qui parfois ne correspondent pas du tout aux engagements de campagne. Il y a une déception très forte, très grande. » Face à cette déception, elle voit la primaire à gauche comme « plutôt une bonne chose« . « Nous avons avant tout vraiment besoin d’une primaire d’idées sur le fond, soupire-t-elle. On est dans une pauvreté incroyable. » Avant de concéder que, évidemment, si François Hollande est candidat, il est « délicat » d’organiser une telle compétition. A l’entendre, une nouvelle campagne de l’ancien président du Conseil général de Corrèze aurait une vertu principale : l’obliger à être « comptable des cinq ans que l’on a vécus« .

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Anne Hidalgo s’applique à bien choisir ses ennemis. Au détour d’une phrase, l’Andalouse laisse ainsi éclater la détestation qu’elle voue désormais au Catalan Manuel Valls : « Je suis une sociale-démocrate européenne, alors se voir renvoyer qu’il y aurait deux gauches irréconciliables… » Elle s’offusque pareillement de cette déchéance de nationalité aujourd’hui abandonnée par le président de la République : « Je suis encore meurtrie à l’idée que ma famille politique ait pu penser à une chose pareille. Ce n’est pas une pensée humaniste. C’est toujours plus responsable de parler à l’intelligence des gens plutôt qu’à la médiocrité ou à la peur. Il faut arrêter de penser comme cela. »

Elle ne pense pas davantage de bien de la loi Travail. Elle aurait bien entendu pu signer la tribune au vitriol dans les colonnes du Monde à l’initiative de Martine Aubry, à qui on la compare très souvent. « Mais je ne voulais pas m’inscrire dans une démarche collective« , explique-t-elle.

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>>> Retrouvez l’intégralité de cet article sur Anne Hidalgo dans le numéro de Marianne en kiosques.

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