VIDEO – Les larmes d'Obama contre les armes à feu

Les images du président américain ému aux larmes en évoquant le massacre d’enfants dans l’école primaire Sandy Hook, en 2012, font sensation depuis mardi. Dans la dernière ligne droite de son mandat, Barack Obama a lancé une ultime offensive pour un meilleur contrôle des armes à feu.


Les paroles ne suffisent plus. Barack Obama, qui a prononcé depuis son arrivée à la Maison-Blanche une quinzaine d’allocutions à la suite de tueries à l’arme à feu, s’est montré ému aux larmes mardi en évoquant ces drames. Quelque 30.000 personnes trouvent la mort par armes à feu aux Etats-Unis chaque année. C’est en rappelant vers la fin de son discours la fusillade dans l’école primaire Sandy Hook en décembre 2012, l’un des pires carnages jamais commis dans un établissement scolaire (26 morts dont 20 enfants), que la voix du président américain s’est brisée et qu’il a essuyé quelques larmes : « A chaque fois que je pense à ces enfants, ça me met en colère ».

Le président américain a de nouveau souligné « l’urgence absolue » d’agir sur les armes à feu aux Etats-Unis, dévoilant une série de mesures — limitées mais politiquement explosives — pour mieux encadrer et contrôler leur vente. « Le lobby des armes a peut-être pris le Congrès en otage mais il ne peut prendre l’Amérique en otage », a-t-il lancé pour mieux dénoncer l’inaction de ses adversaires républicains, majoritaires dans les deux chambres, qui refusent de légiférer sur ce thème. Principal objectif des mesures annoncées lors de cette longue allocution à la Maison-Blanche : colmater les failles du système en vigueur sur le contrôle des antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs d’armes. Entre foires itinérantes et ventes sur Internet, nombre d’entre eux échappent aujourd’hui aux procédures fédérales imposées à un individu qui se rend dans une armurerie homologuée. La portée et l’efficacité de ces mesures seront cependant extrêmement difficiles à mesurer. Et la Maison-Blanche se garde bien d’avancer la moindre prévision chiffrée sur le nombre de personnes concernées.

« Le temps des excuses pour justifier l’inaction est révolu », a encore lancé Barack Obama, qui s’exprimait en présence de nombre de familles de victimes des fusillades qui ont endeuillé le pays ces dernières années. Ironisant par ailleurs sur les inquiétudes du lobby des armes, il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’un « complot visant à confisquer les armes de tout le monde ». Ses adversaires républicains jugent qu’en court-circuitant le Congrès, il outrepasse ses pouvoirs et foule aux pieds le deuxième amendement de la Constitution qui stipule qu’il ne pourra être porté atteinte au « droit du peuple » de détenir et de porter des armes. Le sujet — très sensible aux Etats-Unis où la culture du port d’armes est fortement enracinée — s’est d’ores et déjà imposé au coeur de la campagne pour l’élection présidentielle du 8 novembre.

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