Les Républicains se réunissent pour… ne pas se prononcer sur un éventuel référendum en France

Le Bureau politique des Républicains, réuni par Nicolas Sarkozy pour adopter une « position commune » sur le Brexit, a soigneusement évité d’aborder la question d’un éventuel référendum en France, et ses modalités…

 

C’est un de ces rassemblements de chapeaux à plumes que Nicolas Sarkozy affectionne depuis qu’il est devenu, en novembre 2015, président de son parti. Un “bureau politique exceptionnel”, censé asseoir son autorité de chef de parti, avait été convoqué en urgence en fin de semaine dernière pour ce lundi soir afin d’adopter une position commune chez les Républicains, après le choc du Brexit. Comme toujours, on allait voir ce qu’on allait voir. Et vers 19 heures, c’est d’une déclaration consensuelle, votée à l’unanimité, que la réunion accouche. Mais celle-ci ne se prononce pas sur la seule question qui divise un tant soit peu au sein du parti: l’éventuelle tenue d’un référendum en France, ainsi que ses modalités.

Appelant à une « véritable refondation de l’Europe, dont la France et l’Allemagne devraient prendre l’initiative« , les Républicains n’abordent pour autant pas les conditions dans lesquelles celle-ci se ferait: « la question des modalités de cette refondation ne doit pas prendre le pas sur l’essentiel, c’est à dire le contenu. C’est en fonction de son contenu et de son ambition que le choix de modalités juridiques et politiques de sa mise en oeuvre devra être faite. » En d’autres termes: attendons de voir ce qu’on veut faire de l’Europe, et demandons-nous ensuite comment y parvenir.

« La question qui préoccupe les Français, ce n’est pas de savoir comment on va ratifier un texte, c’est qu’est-ce qu’on fait maintenant, explique à Marianne l’entourage de l’ancien président de la République, le débat du référendum n’est pas le sujet actuellement. » Pourtant, c’est sur cette question référendaire que les principaux candidats à la primaires s’opposent: alors qu’il avait appelé à une consultation nationale dès début mai, Bruno Le Maire s’était à l’époque attiré les foudres de Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, qui lui reprochaient un ton trop proche de celui de la présidente du Front national Marine Le Pen. Depuis, ces deux derniers comme François Fillon se sont ralliés à l’idée d’une consultation référendaire, in fine.

Mais Bruno Le Maire n’aura pas eu l’occasion de défendre sa position. En meeting en Seine-et-Marne, l’ancien ministre des Affaires européenne estime que sa position est désormais connue de tous: « Nous sommes tous en campagne, les électeurs n’ont pas besoin d’un BP pour se déterminer sur cette question, ils choisiront quel est le meilleur projet pour eux » balaye l’entourage de l’ancien ministre chargé des Affaires européennes.

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